Michel Portal et Aldo Romano – Monte-Carlo Jazz Festival 2011

 
 

aldo-romano-GFLors de la soirée du  25 novembre du Monte-Carlo Jazz Festival, se succéderont sur la scène de la Salle Garnier Aldo Romano et Michel Portal pour une expression lyrique du jazz.
 

Aldo Romano

Batteur et compositeur, Aldo Romano a travaillé à un projet autour de Donald « Don » Cherry, cornettiste et compositeur afro-amérindien, complice d’Ornette Coleman, à l’origine de la rencontre du jazz et des musiques traditionnelles du monde entier.
Aldo Romano qui a croisé sa route et partagé avec lui les scènes de Paris et de Copenhague, en a retenu « la simplicité, le dépouillement et le foisonnement dans sa façon de jouer ». C’est d’ailleurs ainsi qu’il mène son quartet, dans un esprit collectif, créant une véritable osmose entre lui et ses trois musiciens.
Des musiciens qu’il connaît bien et qu’il sait en mesure de comprendre ses attentes. Henri Texier, ami de trente ans à la contrebasse, l’incroyable trompettiste italien Fabrizio Bosso et la saxophoniste Géraldine Laurent à la « personnalité inédite » sont ainsi en « Complete Communion ».
De cette double complicité – Aldo Romano-Don Cherry, Aldo Romano et ses musiciens – est né un album (en 2010) loin de l’hommage classique, mais plus proche d’une évocation superbe et sans nostalgie.

 

Michel Portal

La musique constitue à ses yeux un seul « grand corps » avec ses humeurs, ses soubresauts, ses contradictions qui se traduisent par autant de styles et de variations autour du son.
Michel Portal s’essaie à nombre d’instruments avant de jeter son dévolu sur la clarinette, puis sur le saxophone alto, medium indispensable à la pratique du jazz.
Malgré sa technique et son Premier Prix de clarinette au Conservatoire National Supérieur de Paris, il souffre de ne pas être intégré dans le « sérail » des jazzmen. Il choisit donc d’ouvrir une nouvelle voie et prend part à une sorte de mouvement de contestation en participant à l’enregistrement du disque Free Jazz (1965). Il se retrouve ainsi à l’avant-garde de la musique contemporaine autant que du jazz d’improvisation.
Les années qui suivirent ne démentirent par son statut à part, fait d’exigence et d’éclectisme.
Capable de se remettre en question même après cinquante ans de carrière (célébrés en 2006 à l’Olympia), le clarinettiste a une fois de plus créé la surprise avec son dernier album « Baïlador » (2010) tout aussi inclassable que les précédents, d’une grande sophistication et véritablement inspiré…
 

Avec, en ouverture :
Le Lauréat du Concours Jazz/Solistes 2010 : Alex Terrier

Informations/Réservation :
(377) 98.06.36.36 de 10h à 19h