L’Atrium du Casino de Monte-Carlo

 

Un magnifique vestibule aux 28 colonnes de marbre, lieu exclusif pour un cocktail chargé d’histoire dans le mythique Casino de Monte-Carlo.

Le premier Casino est construit avec à l’emplacement de l’Atrium, une petite salle avec un praticable en bois sur lequel l’orchestre de 15 musiciens se produisait.
L’orchestre, composé de musiciens embauchés dès 1856 pour animer les journées de la Maison de jeux, a déjà acquis une notoriété certaine. Son audition au Théâtre Royal de Nice en 1858 a fait une très grande impression. Il est devenu depuis 1859 l’orchestre attitré du Cercle des Etrangers.
Sur la scène quelques comédies et des opérettes d’Offenbach, animent aussi les soirées des premiers étrangers venus en Principauté au terme d’un voyage souvent mouvementé.

La salle des pas-perdus est bâtie en 1878, par Jules – Laurent Dutrou – architecte français qui dessina les plans du Palais de l’Industrie à Paris – un peu en recul par rapport à l’entrée actuelle. Il forme depuis un magnifique vestibule aux 28 colonnes ioniques de marbre supportant une galerie à balustres, elle-même éclairée de remarquables candélabres en bronze.

Les verres gravés du plafond de la Maison Bitterlin, choisis par Marie Blanc qui surveille elle-même la décoration, éclairent faiblement les deux grands panneaux de la galerie. Ils sont réalisés en 1878 par le peintre alsacien Gustave, Adolphe Jundt, renommé pour ses oeuvres, toutes empreintes de poésie mais de petite taille, des oeuvres de chevalet.

Charles Garnier n’hésita pourtant pas à lui confier une décoration de grande dimension, malgré qu’il fût habitué à peintre des paysages de contrées du Nord où la moiteur des nuits laisse, le matin, un cotonneux manteau à la surface de la terre, que des paysages méditerranéens. Aussi l’artiste qui peint d’après nature attendit l’instant où le soleil ne tarde à disparaître. Le pittoresque découpage de Menton et des « rochers rouges » à travers les branches des grands oliviers aux troncs noueux, sert de toile de fond à La cueillette des olives au Cap-Martin, gentilles fillettes aux costumes peu méditerranéens. Elles nous rappellent bien davantage des alsaciennes que le peintre connaît bien. Cette toile est éclairée à l’électricité dès 1879.
L’autre toile La pêche à Monaco nous présente une vue de Monaco vers Cap d’Ail et Nice.

En 1889, on installe dans la partie rotonde de l’Atrium, un bar dans lequel résonne pour la première fois à Monte-Carlo, le tintement des jetons des machines à sous en décembre 1931.

En 1979, les machines à sous sont déplacées et implantées à gauche en entrant dans le Casino.
La nouvelle salle de jeux automatiques ouvre le 12 juillet 1990 à l’emplacement des anciens vestiaires à l’entrée du Casino. Elle abrite 89 machines à sous. Fermée pendant quelques temps elle rouvre au mois d’octobre 2006 avec le système accepteur de billets, tokens à 1€ et tokenisation à 0,25€.

La terminologie devient de plus en plus américaine avec des anglicismes tels que : slot machine, jackpots, american roulette… Le style du nouveau monde s’insinue partout.

Le parc exceptionnel de machines à sous des casinos représente plus de 1000 appareils, qui bénéficient d’un entretien méticuleux et d’une actualité toujours renouvelée.