Marcel Ravin

 

Avec 1 étoile au Guide Michelin et un style culinaire novateur, le chef Marcel Ravin orchestre d’une main de maître le superbe restaurant monégasque Blue Bay.

Marcel RavinLe cadre contemporain et résolument tendance du Blue Bay – le restaurant signature du Monte-Carlo Bay Hotel & Resort est ainsi le théâtre d’une cuisine métissée, véritable invitation à un voyage sensoriel mené de main de maître par Marcel Ravin. De sa cuisine ouverte, le Chef supervise la salle et apporte la dernière touche aux plats qui sont un régal pour les yeux autant que pour le palais.

 

Le parcours de Marcel Ravin suit une ascension parfaite depuis qu’il a quitté sa Martinique natale pour la métropole à l’âge de 17 ans, après avoir décroché son diplôme au CFA de Rivière-Salée. Il fait ses premières armes en Alsace, dans un Relais & Châteaux étoilé, puis perfectionne son expérience dans différents établissements de l’Est de la France. De retour aux Antilles, à 25 ans, il est le chef d’un hôtel 4 étoiles de 40 chambres et décroche ensuite une clé d’or au Gault-Millau dans le meilleur restaurant gastronomique de l’île.

 

A 30 ans, il revient en France, et devient sous-chef au Bistroquet (une étoile au Michelin), à Nancy. Ces expériences le conduiront ensuite à Lyon, où il relancera le restaurant gastronomique du Méridien Part-Dieu, L’Arc en ciel, en tant qu’executive sous-chef.

Enfin, fort de ce double bagage en restauration de haut niveau et en gestion de banquets dans l’hôtellerie, Marcel Ravin devient le chef des cuisines du Méridien de Bruxelles et notamment du restaurant L’Epicerie, où son talent sera maintes fois récompensé.

 

C’est en 2005 que l’enfant de la Caraïbe, a ouvert comme chef exécutif le Monte-Carlo Bay Hotel & Resort dressé face à la Méditerranée, où l’on a le choix entre plusieurs tables disséminées sur cet espace azuréen conquis sur la mer: l’Orange Verte, le restaurant d’été Las Brisas, ainsi que les nombreux banquets voués à se tenir dans ce resort quatre étoiles… En acceptant la proposition de Sergio Mangini, premier directeur général du Monte Carlo Bay, Marcel Ravin, en provenance de son île natale, entendait conjuguer le style culinaire de ses origines antillaises et les cadeaux de la terre sudiste et de la mer, si chère aux Monégasques.

 

 

Tout comme Alain Ducasse, Monégasque d’adoption, formé chez Alain Chapel  Mionnay (Ain), enfant des Landes, Marcel Ravin apportait avec lui la mémoire des plats de là-bas, les épices, les produits et les recettes ô combien originales marquées par le terroir caribéen : c’est ce que le chef du Monte Carlo Bay appelle « son palais mental » dans son ouvrage autobiographique D’un Rocher à l’autre : itinéraire d’un chef (Éditions La Martinière), une confession superbe et émouvante.

 

En sept ans, Ravin au cœur d’humaniste s’est forgé une identité mêlée, fruit de son passé, de ses madeleines de Proust bien à lui et des ressources innombrables de la Côte d’Azur. C’est ainsi que sa partition culinaire au Blue Bay du grand hôtel, riche de ses plats signatures, s’est installée face à la mer et s’est forgée un public de gourmets connaisseurs jusqu’à décrocher en 2015, sa première étoile Michelin

Marcel Ravin a su transférer son répertoire antillais à sa manière, et concilier au mieux ce jeu d’influences diverses qui insufflent à sa cuisine une colonne vertébrale de goûts recherchés et savoureux. Le sandre rôti au four mouillé d’une vinaigrette de bigorneaux et de citron vert, la paupiette de daurade aux légumes et bacon sauce Nantua, le turbot rôti aux artichauts, condiment d’amandes et figues à l’hibiscus, l’œuf bio au manioc truffé, jus de maracudja (variété de fruit de la passion), son chef-d’œuvre actuel, le pigeon fermier rôti au cacao épicé, boulgour façon risotto et cèpes : tout cela a métamorphosé le répertoire usé des grands hôtels méditerranéens et propulsé le Blue Bay de Monte Carlo Bay au firmament des adresses gourmandes de la Principauté.

Cuisinier de cœur et de fidélité, Marcel Ravin au regard vif prend des risques, innove, se remet en question. Sa gestuelle très étudiée le pousse en avant, vers les rivages ensorcelants de la cuisine métissée, si rare en Europe – et qu’il faut découvrir sur le Rocher monégasque.

 

Découvrez son univers sur sa page Facebook ou via son livre : D’un rocher à l’autre : itinéraire d’un chef